On attendait de l’orage en fin d’après-midi, mais ce matin, surprise. C’est la pluie un peu en avance qui nous réveille. Ce sera donc une journée sans parapente. Avant de partir, Vincent en profite pour faire un peu le ménage.
On décide de faire une balade vers un monastère Tibétain qui se trouve à 6 ou 7 km de notre logement. On fera un crochet par une école TCV (Tibetan Children Villages) soutenue par l’association ‘Les amis du Tibet’. Les bics de la commune de Beckerich sont donnés à une enseignante pour distribution aux élèves et le principal de l’école nous fait faire une petite visite. Cette école accueille 1400 élèves venus de différentes états de l’Inde et du Tibet (de moins en moins). Dans la cour de l’école, certains semblent déjà avoir trouvé leur passion :

Pour se rendre à pied au monastère, heureusement que nous avions un petit plan et une aide de temps en temps. La balade est bucolique entre chemins, sentiers, champs, rizières, bois, rivières et… déchets. On y croise quelques villageois qui battent le riz d’une manière assez particulière. Les gerbes sont étalées sur la route et on passe et repasse avec la voiture. Moderne ?

A la sortie d’un bois on aperçoit enfin le monastère, une partie est encore en plein travaux et on n’y rencontre guère de monde. Après une grande balade pour en faire le tour, on tombe finalement sur un petit restaurant qui nous accueille à bras ouvert. Effectivement, nous serons peut-être les trois seuls clients de la journée. Depuis que nous sommes arrivés, c’est la première fois que nous mangeons le midi. Et tant qu’à faire une exception, je prends de la viande. Du mouton. Quand mon bol arrive, je me rend compte que je n’ai commandé ni riz, ni pain pour l’accompagner. Ceux qui connaissent la parcimonie avec laquelle je mange de la viande comprendrons mon presque désarrois devant ce bol rempli de morceaux de mouton. J’ai regardé le plat végétarien de Vincent et Roland avec envie…

Accompagnés de la mélodie des jeunes moines qui s’entraînent à la trompe et aux haut-bois, nous partons chercher un taxi.
Demain, le beau temps devrait être de retour.