Cette fois c’est parti pour une semaine de beau temps, sauf si dame nature nous fait des surprises. Il nous reste 4 jours pleins à Bir avant de repartir vers Delhi. On va donc essayer de faire de beaux vols.

Arrivés au sommet les conditions ne sont pas encore bien installées et les premiers qui se lancent se retrouvent rapidement à l’attérro. On en profite pour prendre une photo-carte postale au sommet avec les magnifiques bonnets et t-shirts achetés hier :

On boit un petit ‘tchaï’ sur le déco et on part en vol. Il faut travailler un peu en début de vol et Vincent s’extrait le premier. Pendant presque 3/4 d’heure il semble nous attendre 500 mètres plus haut. Quand je réussi finalement à le rejoindre, mon thermique me monte au sommet en même temps que Vincent perd de l’altitude. Pour un beau vol ensemble, ce sera pour une autre fois. Peu de temps après, à plus de 3300 mètres, je suis à la base des nuages :

Je profite de mon altitude pour faire une petite balade en solitaire entre 3000 et 3500 mètres. Descendu sous les 3000 mètres, il me semble qu’il est temps d’assurer mon retour. Même si ce n’était pas voulu, repasser au dessus du décollage à mon retour me fera faire un triangle FAI de 16 km après un très beau vol pour la journée.

Le très gros rhume que Roland et Vincent traînent depuis deux jours ne les a certainement pas aidés à se concentrer sur le vol. En dehors de ce souci, on est tous les trois en pleine forme.

A l’atterro, deux jeunes moines Tibétains demandent à pouvoir prendre une photo avec le parapente et moi. J’ai l’impression qu’on a inversé les rôles. Le touriste, c’est bien moi, non ? J’accepte bien volontiers, en leur demandant d’en faire une également avec mon appareil :

En revenant à notre ‘Resort’, on croise des femmes qui travaillent dans les champs. C’est la fenaison et, de ce que Roland a pu comprendre, il semble que ce sont des ouvrières qui sont payée à la gerbe récoltée :

Il semble que les femmes, que l’on voit plus souvent travailler que les hommes ;-), sont cantonnées aux travaux plus subalternes. Comme dans la construction où elles prennent en charge le travail de manœuvre pendant que les hommes montent les murs. Mais deux choses m’impressionnent à chaque fois : la bonne humeur dans laquelle cela se passe et les tenues souvent magnifiques au regard du travail à effectuer. Plutôt rassurant je trouve.

Demain, programme fort semblable. En espérant que la météo soit un peu meilleure. Aujourd’hui on attendait mieux et pour faire de plus long cross, il nous faudrait quand même un plafond plus haut et moins de nuages. Mais, ne nous plaignons pas…