Ce matin, c’était un peu comme la publicité pour Orangina dans le flipper : «Même joueur rejoue ». Même si ici, on est plusieurs.

Les conditions sont sensiblement les mêmes qu’hier avec beaucoup de nuages qui se développent en direction de Dharamsala. La meilleure option de vol est d’aller vers l’est qui est plus dégagé. J’entame très mal le vol et me retrouve rapidement assez bas. Aidé par les rapaces en vol et sans rien lâcher, je finis par m’en sortir. Je pars vers l’est et fini par rejoindre Vincent assez surpris de me retrouver après m’avoir vu aussi bas.

Pour la première fois, on vole ensemble. Après quelques passages de vallées, retours et thermiques, je me retrouve un peu bas. Nous sommes en vol depuis près d’une heure trente et à environ 10km de Bir. Trouver un bon atterrissage dans la vallée n’est pas si évident. Il est temps d’arrêter de se battre et de préparer l’atterrissage. Je l’annonce à Vincent en radio. Bien qu’il puisse encore sans doute s’en sortir, il décide de me rejoindre. C’est beau la solidarité 🙂 J’atterris près d’une petite école de village et je fais office de cloche pour la récréation. Tous les élèves sortent pour me voir atterrir. Vincent arrive quelques minutes plus tard, suivi par Christophe, un des français avec qui nous sommes montés au déco le matin. Atmosphère sympa, avec tous les enfants de l’école :

Marche, taxi, petite bière et snack au ‘Friends corner’ où Roland nous rejoint. Il avait atterri un peu plus loin que nous et est revenu en bus. Apparemment dans une toute bonne ambiance.

De retour chez nous, Santosh, l’indien pour lequel nous avons ramené un bi-place, m’appelle pour voir si nous sommes dans le coin. On se donne rendez-vous et on lui remet finalement la voile (en provenance de Slovénie) qu’il attendait depuis 1 an. Autant dire qu’il est ravi :

Il nous invite à aller manger un bout avec lui. L’endroit où il veut nous inviter, le Surya, est très ‘continental’, fort fréquenté par les russes et ne fait pas vraiment une cuisine typique. On préfère un petit snack local, où nous sommes déjà allés, qui cuisine typiquement indien et où la patronne ne parle même pas anglais. Il nous regarde en souriant : «C’est chez ma cousine». Autant dire qu’on est très bien accueillis. Roland, qui appréciait déjà particulièrement le snack, se retrouve aux fourneaux à faire des ‘Chapatis’ :

Demain dernier jour de vol, peut-être avec Santosh et en espérant une météo un peu meilleure.