Le départ est prévu pour demain. Aujourd’hui est donc notre dernier jour de vol. On part à l’heure. La jeep est bien remplie avec 7 passagers et 6 parapentes. Un peu trop sans doute. Au passage d’un nid de poule un beau clac se fait sentir. Notre Tata Sumo s’arrête, une barre de suspension cassée. Le modèle aurait du nous mettre la puce à l’oreille 😉 un coup de fil et 10 minutes plus tard, bagages et passagers sont transférés dans une autre Tata et on continue notre montée :

Arrivés au sommet, les conditions semblent pas mal du tout. Le vol commence très bien pour tout le monde. A 2700, je transite vers un parapente qui prend un bon thermique en vallée. Le thermique devrait me monter sur la crête. Quand je crois y arriver, rien ne se passe. Manque de précision de ma part ou le thermique est éteint ? J’insiste et je cherche. Trop. Je pars vers la plaine, mais la vallée est longue et piégeuse. Je ne trouve rien, voire je me fais enfoncer. Finalement une fois de plus, je dois atterrir dans la vallée. Je le fais dans un des rares endroits posables, près d’une ferme sur une butte avec des cultures en escalier. Tout se passe bien et rapidement toute la famille vient m’accueillir et manipuler le parapente.

La maman fait de grands gestes, me montre le parapente et m’explique qu’ils vont tous se mettre ensemble pour me ‘relancer’ dans les airs afin que je puisse continuer mon vol. Je trouve l’intention magnifique, mais c’est assez difficile de lui expliquer que ce n’est pas possible. Le plus grand des garçons (Sunya) qui parle un peu anglais m’aide à expliquer. Je prends quelques photos et Sunya m’inscrit leur adresse dans mon téléphone. Je leur promets de leur envoyer les photos par la poste. Au vu de l’adresse, pas certains qu’elles arrivent, mais autant essayer.

Je remonte à pieds et en taxi au décollage pour refaire un deuxième vol sympa de balade entre ciel bleu et nuage. Je termine en survolant l’atterro officiel pour aller me poser dans un pré près de notre ‘hôtel’.

Vincent a très bien volé en assurant son retour et Roland est le champion du jour en faisant trois heures de vol en toute décontraction. On aura chacun eu nos bons et mauvais jours de vol finalement.

Quand on se retrouve au ‘Friends corner’, Roland nous annonce la mauvaise nouvelle, on s’est trompé d’un jour… Notre dernier jour de vol, c’est demain. Beau bonus. A demain donc.