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Inde, Himalaya et parapente

Jour 10 : Dalaï-Lama

Le voyage Posted on 17 Oct, 2014 17:27:14

Grand bleu et ciel limpide pour nous réveiller ce matin à 7h. Sans doute la plus belle journée depuis notre arrivée. Assez frustrant de ne pouvoir voler dans ces conditions.

Nous klaxonnons vers Dharamsala avec comme objectif une visite plus détaillée de la résidence du Dalaï-Lama et peut être un match de kricket. Chaque tournant, chaque dépassement, chaque approche d’un piéton, d’un chien, d’une vache ou d’un âne est ponctuée d’un coup de klaxon. S’il y avait un contrôle technique, le klaxon serait sans doute vérifié avant les freins.

Promenade à Mc Leodganj et visite de la résidence du Dalaï-Lama. On fait le grand tour du monastère en faisant toutes nos prières (au moins mécaniquement).

Arrivés à l’entrée privée de la résidence, un groupe de personnes attends. Apparemment le Dalaï-Lama devrait sortir pour aller faire l’ouverture du match de cricket. Et effectivement après une attente un peu longue, quelques voitures sortent sirènes hurlantes sans ralentir. Difficile de faire des photos dans ces conditions, mais quand même :

On devra consoler Roland qui pensait être personnellement invité au match, et moi qui avait imaginé le voir sortir à pieds, en allant se mettre un bon petit repas sous la dent. Je profite du fait que l’on soit dans une plus grande ville pour retirer de l’argent au Bancomat du coin :

Retour un peu tardif et difficile de vous transmettre l’atmosphère de la conduite en Inde, particulièrement dans le noir. On est sans doute moins en danger sous notre parapente.

Donc demain on en revient à un moyen de déplacement plus sûr…



Jour 9 : Tchaï or fly ?

Le voyage Posted on 16 Oct, 2014 14:45:15

Le lever et la météo sont semblables au jour précédent. Arrivés au sommet, la météo semble un peu meilleure malgré de nombreux nuages. Un dilemne se pose : tchaï or fly : On se dépêche de voler ou on prend un thé ? Finalement, on prend un petit thé avant de voler. Arrivés au sommet et après avoir attendus derrière un pilote qui fait 4 essais de décollage infructueux, on regrette un peu d’avoir pris le thé. Le ciel s’est bouché et on est complètement dans les nuages.

On trouve finalement une éclaircie qui nous permet de plonger vers la vallée qui n’est pas sous les nuages. On vole en bordure, voir dans les nuages. Les conditions sont assez particulières. Etant assez haut, je me lance dans la traversée de la vallée en profitant de chaque thermique. Je crois arriver assez haut à “l’antenne”, pour basculer dans l’autre vallée et faire, peut-être, un beau cross. Finalement, il me manque 50 mètres de hauteur et le vol se termine en plein dans les petites rizières entre arbres, maisons et talus. Un beau petit vol, finalement.

Retour à pieds, un tout bon repas à Bir. Servi lentement, mais on est en vacances, non ? On revient chez nous et on profite de notre ‘coin internet’ qui est un ‘coin Gutenberg’ pour Vincent.

Demain, le site est fermé pour cause de tournoi international de cricket à Dharamsala. Les autorités craignent que les parapentistes provoquent un attentat (???). Il faudra quand même que je teste le largage d’obus entre deux thermiques.

Demain, à défaut de voler, on va essayer d’assister à un match de cricket de haut niveau.



Jour 8 : Orage et massage

Le voyage Posted on 15 Oct, 2014 18:15:20

Aujourd’hui, c’est un grand soleil qui nous sort du lit. L’air ambiant encore humide des pluies d’hier pourrait provoquer des sur-développement et donc des orages dans l’après-midi. On a tous bien compris qu’il ne fallait pas traîner et nous serons sur le décollage avant 11h.

Arrivés en haut le décollage est déjà presque sous les nuages et les cumulus, bien développés sur la crête, sont déjà fort gris pour certains.

C’est peut-être maintenant ou jamais si on ne veut pas redescendre en taxi. 1/2h plus tard, après un vol entre nuages et éclaircies, on atterri tous les trois. On a volé en sécurité et c’est bien le principal.

En attendant de voir si les conditions évoluent favorablement pour faire un vol de fin d’après-midi, on va manger un bout (waow, deuxième fois où on mange à midi !!!). Et magie… on trouve un endroit où on peut prendre une petit bière, en terrasse à l’arrière un peu en cachette, mais ça fait plaisir quand même. Sauf à Roland qui s’imaginait encore pouvoir voler l’après-midi et avoir de nouveau un accueil chaleureux de tous les enfants :

Les nuages continuent de gonfler et grisonner, voir noircir. Pas de doute ce sera la pluie et l’orage avant la soirée.

Un des gîtes offre des services de soins et massage (je rappelle que nous sommes en Inde, pas en Thaïlande ;-). Personne n’est emballé, mais c’est proche, pas cher et on n’a quand même rien à faire. Bref, on se lance. Pendant que l’orage gronde et que la pluie tombe, nous passons tour à tour dans des mains bien diverses. UNE paire masculine pour moi qui avait demandé uniquement massage tête et cou, DEUX paires masculines pour Roland qui faisait un massage complet et DEUX paires… FEMININES pour Vincent. Allez savoir pourquoi ???

On termine comme presque chaque jour par un succulent souper végétarien dont, à la demande expresse d’Elliot, je poste une photo :
Demain ce sera sans doute la même météo. Les cross ne sont pas pour tout de suite.



Jour 7 : Réveil pluvieux

Le voyage Posted on 14 Oct, 2014 14:27:00

On attendait de l’orage en fin d’après-midi, mais ce matin, surprise. C’est la pluie un peu en avance qui nous réveille. Ce sera donc une journée sans parapente. Avant de partir, Vincent en profite pour faire un peu le ménage.
On décide de faire une balade vers un monastère Tibétain qui se trouve à 6 ou 7 km de notre logement. On fera un crochet par une école TCV (Tibetan Children Villages) soutenue par l’association ‘Les amis du Tibet’. Les bics de la commune de Beckerich sont donnés à une enseignante pour distribution aux élèves et le principal de l’école nous fait faire une petite visite. Cette école accueille 1400 élèves venus de différentes états de l’Inde et du Tibet (de moins en moins). Dans la cour de l’école, certains semblent déjà avoir trouvé leur passion :

Pour se rendre à pied au monastère, heureusement que nous avions un petit plan et une aide de temps en temps. La balade est bucolique entre chemins, sentiers, champs, rizières, bois, rivières et… déchets. On y croise quelques villageois qui battent le riz d’une manière assez particulière. Les gerbes sont étalées sur la route et on passe et repasse avec la voiture. Moderne ?

A la sortie d’un bois on aperçoit enfin le monastère, une partie est encore en plein travaux et on n’y rencontre guère de monde. Après une grande balade pour en faire le tour, on tombe finalement sur un petit restaurant qui nous accueille à bras ouvert. Effectivement, nous serons peut-être les trois seuls clients de la journée. Depuis que nous sommes arrivés, c’est la première fois que nous mangeons le midi. Et tant qu’à faire une exception, je prends de la viande. Du mouton. Quand mon bol arrive, je me rend compte que je n’ai commandé ni riz, ni pain pour l’accompagner. Ceux qui connaissent la parcimonie avec laquelle je mange de la viande comprendrons mon presque désarrois devant ce bol rempli de morceaux de mouton. J’ai regardé le plat végétarien de Vincent et Roland avec envie…

Accompagnés de la mélodie des jeunes moines qui s’entraînent à la trompe et aux haut-bois, nous partons chercher un taxi.
Demain, le beau temps devrait être de retour.



Jour 6 : 3500m

Le voyage Posted on 13 Oct, 2014 18:01:45

On prend tout doucement un rythme journalier pour ne pas dire, déjà, des habitudes. Déjeuner un peu avant 9h pour un départ vers le site de décollage vers 10h. Je m’efforce de manger assez pour tenir presque toute la journée.

Aujourd’hui, Pascale, une enseignante française récemment pensionnée nous accompagne. Elle a rendez-vous avec son bi-placeur pour le premier vol parapente de sa vie. Elle est évidemment un peu angoissée, a de nombreuses questions à poser, mais surtout se réjoui de s’être enfin décidée.

Arrivés en haut, les conditions ne sont pas encore bien installées, on prend donc un thé (prononcer tchaï) dans la petite cabane et on part se préparer. Pour immortaliser ce moment unique pour Pascale, Roland prend des photos et je filme le décollage.

On décolle dans la foulée et çà commence assez bien pour tous les trois. On prend rapidement plus de 300m de gain (montée pour les non parapentistes) devant le déco. Roland a déjà basculé vers la montagne dans notre dos. Vincent et moi faisons de même. Je fais un choix peu judicieux en croyant trouver un thermique dans une vallée proche. Pendant que je me bas pour m’extraire de la vallée, les varios de Vincent et Roland s’envolent. Avec un plafond à 3500m, ils partent en cross direction Dharamsala. Quand à moi, après une demi heure de bataille pour gagner 200m, fatigué, j’abandonne le combat et pars me poser à l’atterro officiel. Une heure de vol un peu décevante, mais très formatrice.

De mon smartphone, je peux suivre le vol de Vincent en Live. Agréable la technologie et surtout utile pour aller le récupérer presque 20 km plus loin après un vol très sympathique (pour ceux qui n’auraient pas encore saisi, vous pouvez cliquer sur ce qui est souligné 😉

Pour la récupération de Roland c’est un peu plus compliqué, son tracker n’a pas fonctionné et il est hors de couverture GSM. Pendant un temps Vincent du haut de sa montagne (Non de dj…, oups pardon) a fait l’antenne radio pour assurer la communication, mais finalement c’est en bus que Roland nous rejoindra. L’enfant qui l’a guidé fera demain ses devoirs avec un bic de la commune de Beckerich 🙂

Aujourd’hui, Vincent et Roland ont vu l’Himalaya en vol mais sans prendre de photos. Nous, surtout moi [-( devrons donc y retourner dans les jours qui suivent pour rapporter quelques photos de cette vue magnifique. Parce que même si la vue du déco est grandiose, ça n’a quand même rien à voir :

Le soir, quand on donne films et photos à Pascale elle n’a pas encore tout à fait atterri. Elle est ravie des photos, mais surtout de l’expérience de vol. Il faut dire que le bi-placeur ne s’est pas moqué d’elle. Il avait bien le temps et lui a donc faire faire une heure de vol !

De notre côté, on apprivoise tout doucement le site, la nourriture indienne et tibétaine nous plait de plus en plus, nous sommes presque végérariens et seul Vincent se rase encore.



Jour 5 : Retour à l’école

Le voyage Posted on 12 Oct, 2014 18:20:06

Une fois un bon petit déjeuner avalé (on ne mange presque pas à midi), on repart vers le décollage pour profiter d’une autre belle journée. Objectif : continuer à s’habituer au site et aux thermiques et faire plus haut, plus loin, plus longtemps.

Le vol est sympathique, mais les thermiques ne nous portent pas assez haut. Après 1h30 de vol entre 1800 et 2600 mètres (le déco est à 2400 l’attérro à 1400m) en tournant toujours à droite (consigne de sécurité du dimanche), et malgré les magnifiques paysages, on se rejoint tous les 3 à l’atterro. Quand même pas loin de deux heures de vol à se battre avec les thermiques. Excellent entraînement.

Il n’est pas encore trop tard et Roland propose de faire une des idées du voyage : poser à l’école tibétaine qui se trouve à une dizaine de km du décollage et qui est soutenue par une association luxembourgeoise ‘Amis du Tibet‘. En passant, je photographie l’école. En fait je photographie tous les bâtiments un peu particuliers du coin. Par chance, j’ai également pris l’école :

En passant en vol au dessus de l’école, on entend crier les enfants qui nous font signe. On atterri juste à coté et on est de suite accueilli par quelques sympathiques curieux de tous âges.

L’association a financé le bâtiment qui permet l’encadrement d’enfants avec handicap ainsi qu’un local de production de pâtes par ces mêmes enfants. En voyant le bâtiment, on comprend de suite pourquoi on est aussi bien accueilli :

La visite de l’école avec quelques enfants fait ressentir une grande humanité. Les enfants sont très à l’aise, détendus, conviviaux. Et même quand ils sont franchement casse-pieds (même pour nous qui ne sommes là que depuis 1 heure), les encadrants sont chaleureux et patients. On termine avec un excellent thé traditionnel, une photo avec quelques enfants (c’est dimanche) et un chaleureux au revoir.

Un de mes plus beaux vols du soir.



Jour 4 : Premier vol en Inde

Le voyage Posted on 11 Oct, 2014 17:43:34

L’objectif du jour est de faire un premier vol de découverte du site en toute sécurité et de prendre un peu nos repères.

Il nous reste quelques petites choses à régler, récupérer les papiers que j’ai oublié lors de l’activation de nos cartes SIM, terminer la configuration des nos appareils de vols et trackers, trouver un taxi pour monter car ils sont tous partis vers l’aéroport pour aller chercher les Russes qui ont une compétition ici à Bir. Ce qui n’est pas forcément une bonne chose, mais je crois qu’on aura l’occasion d’en reparler. Ceci dit on n’est pas trop pressé.

On est toujours en Inde, donc l’administration est toujours présente et on a sur nous notre licence de pilote (Niveau 3 minimum), notre attestation d’assurance, une copie de notre passeport et une de notre visa car il nous faut… une autorisation pour voler. Ceci dit, on le savait et on avait tout sous la main. La formalité ne prend pas trop de temps. Dans le formulaire, tout y passe, de la marque de la voile à celle du parachute de secours, du casque (si, si, !!!), de Un autre sésame… c’est un peu la magie de l’Inde si on veut 😉

Il faut environ 3/4 d’heure pour monter au décollage et on se rend compte du dénivelé. 1000 mètres, ce n’est pas rien. Notre jeune taximan est très sympa et on arrive assez facilement à se mettre d’accord pour “l’engager” pour le reste de notre séjour.

Arrivés en haut, la vue est simplement superbe, même si rendre la sensation de hauteur sur une photo fonctionne toujours assez mal.

Comme on est pas trop pressé (on ne fera quand même qu’un vol et autant le faire dans une aérologie pas trop dure), on en profite pour prendre un thé avec le patron de la ‘Maison de thé’ près de déco, et sympathiser avec quelques locaux qui appellent le parapentiste dont on a apporté la voile (d’Europe !!!) et nous présentent quelques pilotes. L’ambiance est vraiment conviviale.

Bon, il est quand même temps de décoller. Roland est le plus pressé et j’en profite pour essayer de le prendre en photo au décollage. Il se prépare, hésite, change de place, change de nouveau… Mais ses supportrices le suivent à chaque déplacement. Quel succès ce Roland :

Malgré le vent un peu fort, les conditions sont très bonnes et on fait tous les trois sensiblement le même vol qui nous permet de découvrir un peu le site.

Après un vol sympathique, la petite bière s’impose. Promis, le premier endroit que l’on trouve, on s’arrête. 10 bars et 40 échoppes plus loin, il faut bien se rendre à l’évidence, on est dans une colonie Tibétaine et pas (facilement) d’alcool. On prend un Fanta puis un thé et on revient en taxi, non pas pour s’économiser de la marche (quoique), mais surtout pour faire un détour par le seul magasin du coin ou l’on pourra acheter quelques bières pour les boire chez nous.

“Et demain, quel est votre programme ?”, nous demande Jean-Marc un Marseillais qui nous avait rejoint pour boire un pot avec nous. Et tous les trois en coeur “Ben, on vole évidemment”. Et c’est vrai que la météo est superbe.



Jour 3 : Asterix et l’administration romaine

Le voyage Posted on 10 Oct, 2014 18:09:13

L’endroit où nous logeont se trouve bien dans une colonie tibétaine, donc dans une zone protégée, donc il nous faut un permis spécial. Conclusion : changement de programme pour aujourd’hui, retour à Dharamsala pour faire cette formalité et visiter la région. On avait envisagé d’y aller en volant début de semaine mais la mousson est à peine terminée et les plafonds assez bas. La réussite du vol était donc loin d’être assurée. Pour 1500 roupies on a loué un taxi pour nous balader la journée.

Au bureau qui délivre les permis, c’est la découverte de l’administration indienne. Il faut reconnaître que les conditions de travail ne sont pas vraiment idéales.
J’avais déjà imprimé le formulaire avant de partir et des touristes croisés dans le couloir nous indiquent le bon bureau : 808. Un peu de temps gagné sans doute. Gen doit faire une copie de son visa, la photo de Roland ne convient pas et j’ai oublié d’inscrire le numéro de visa. Photocopie, photo et correction. Ok, bureau 702, nous dit le fonctionnaire en prenant une photo. Une heure plus tard, après un mélange d’attente et de visites de bureau on trouve enfin un fonctionnaire sympa qui parle anglais, se renseigner et nous apprend que le fonctionnaire en charge est en réunion pour encore 2h 🙁 On est en vacances, pas de souci. On reprend le taxi direction M c Leod Gunj, la résidence officielle du Dalaï-lama pour se promener, manger de succulents plats végétariens et évidemment faire des prières :
Retour à l’administration. Le fonctionnaire en charge est de retour également, fait un paraphe sur la demande et nous renvoi au bureau 808. Le fonctionnaire (du 808) prend nos demandes et rentre les informations sur un PC et une version de Word qui me rappelle ma jeunesse ;-). On se regarde souriants. On va y arriver. Impression, cachets, tampons et agrafage de photo. Il donne les trois copies à Roland : “Retour au 702”. Signature. Roland revient au 808. Le fonctionnaire sépare les deux copie. Et c’est fait, nous avons notre sésame :

Retour Bir en s’arrêtant à l’institut Norbulingka une école/musée d’art et de culture Tibétaine. Une ambiance sereine, une atmosphère toute particulière, entre travail et art.

Le retour après la nuit tombée fut vraiment impressionant. Roland a compris pourquoi on appelait sa place à l’avant ‘La place du mort’.



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